Pari perdu

4.1/5

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Chapitre : 1

Une soirée arrosée en copines, un poker de folie, l’alcool aidant, j’avais jouée ma bague de fiançailles et perdue. Ma bonne copine Anne Laure avait remporté le pot. Dégrisée, le lendemain matin, je lui avais demandée de me la rendre mais comme elle avait dit « perdu c’est perdu, à moins que tu ne veuilles parier de nouveau … ». Impossible d’avouer à mon mari que j’avais jouée cette bague et il revenait de voyage en fin de semaine. Nous étions mardi, et le temps était compté. Il n’y avait guère de choix quant à la conduite à tenir, il me fallait accepter les conditions de ma copine d’enfance dont je connaissais particulièrement bien les penchants vicieux. Un coup de fil rapide m’avait fixée sur ce qui m’attendait.

« Tu vas te rendre chez Louise V…., à Puteaux, et là tu suivras exactement ses instructions. Sois y demain à 11 heures précise. Si tu réussis l’épreuve, je te rends la bague, si tu échoues, je la fous au Crédit Municipal en gage et je jette le bulletin de dépôt. C’est à prendre ou à laisser. ». Faute de grive …

Il faisait une chaleur de dingue sur Paris ce mardi 13 juin 2006 et la météo annonçait un mercredi encore plus chaud. La clim à fond, j’eu du mal à trouver le sommeil. Je connaissais un peu cette Louise V. je l’avais rencontrée lors d’une soirée polar chez Anne Laure. Grande, élancée, un visage  la fois souriant et dur, des yeux bleus aux reflets métalliques, et une voix ferme, sèche, assez militaire somme toute. Elle nous avait contée ses talents de fesseuses et nous avions à l’époque beaucoup rie. A l’évocation de ces souvenirs, je me demandais bien ce que Anne Laure et elle avaient bien pu imaginer.

Vêtue d’une robe légère, je me présentais à 11h pile au domicile de Louise V. La porte s’ouvrit sur un grand appartement clair, baigné de soleil, mais à la chaleur accablante. « Elle pourrait quand même avoir la clim » me dis-je intérieurement. En quelques mots secs, elle me désigna un grand fauteuil, m’intimant presque l’ordre de m’asseoir dedans puis elle prit la parole :

« Bien, il est 11 heures, j’ai deux heures pour te préparer alors il n’y a pas de temps à perdre. Je suppose que tu es d’accord pour cette épreuve, donc on y va. Tu commences par te déshabiller et aller prendre une douche, tu es fraîchement épilée ? »

« Oui » répondis-je d’une petite voix surprise. Cette épilation intime, c’était mon petit secret. Comment diable en avait-elle eu connaissance ? Anne Laure sûrement.

« Une fois lavée et séchée, tu enfileras la cagoule en latex noir que je t’ai laissée au bord du lavabo, puis tu m’appelleras ».

Installée dans le canapé en cuir, elle me regardait me déshabiller devant elle, ma robe d’abord, puis mon tanga ensuite. Son sourire narquois marqua son visage lorsqu’elle aperçut que je ne portais pas de soutien-gorge mais elle ne prononça aucun mot. Elle m’indiqua du doigt la salle de bain dans laquelle je me rendis sans tarder. L’eau fraîche coulait sur mon corps, effaçant temporairement les premiers effets de la chaleur. Sortant de la douche, j’entrevis, pas loin du lavabo, un pantalon bouffant de latex rose. Lavée et séchée, j’enfilais cette cagoule de latex noir qui me narguait depuis 5 minutes au bord du lavabo. Seule un minuscule trou pour la bouche me permettait de respirer et l’air sifflait bruyamment. D’une voix étouffée, j’appelais Louise. Je sentis sa main prendre la mienne et me mener vers le salon. Le soleil chauffait ma peau et une douce volupté m’envahissait. Comme ceci était bon, si il n’y avait eu cette garce de cagoule qui me tenait déjà chaud.

D’une voix autoritaire, Louise commença à m’intimer des ordres :
« Ecarte un peu les jambes que je voie ».

Je sentis alors sa main caresser mon corps, s’attardant au creux du coude ou aux poignets, puis soudain plus rien. De folles idées me traversaient la tête : et si elle allait me fouetter ? Instinctivement, je me raidissais.

De nouveau sa main sur moi glissait vers mes fesses, mais quelque chose de gras s’étalais en même temps. Ses doigts agiles et vicieux se glissaient vers mon anus et je me raidissais, chassant sa main fouineuse.

« Tu vas te laisser faire ma chérie, sinon je crois que je serais obligée  d’utiliser d’autres moyens »

Sa main revenait à l’assaut et un doigt était glissé, mais de toute mes forces je résistais, forte de la pensée qu’elle en prenait trop à ses aises. Mes mains chassaient les siennes.

« Jamais Anne Laure ne t’a demandé ça !!! » dis-je, un peu outrée.
« Crois tu ? pense à ta bague. Et puis je n’ai pas à me justifier »

Quelques instants plus tard, je sentais quelque chose se refermer autour de mon cou et glisser dans le dos. Elle me saisit un main puis l’attacha dans le dos à ce qui m’apparaissait être une lanière de cuir. De même pour l’autre main. J’étais désormais attachée au milieu du dos, le tout relié à mon cou par un collier de cuir. Impossible de bouger.

« Bien, tout aurait pu se passer sans problème, mais tes pudeurs m’ont fait perdre du temps. On va accélérer. A genou, penche toi en avant »

De nouveau elle glissa cette main grasse entre mes fesses offertes, lubrifiant mon anus sans y glisser son doigt. Puis je sentis la pointe du plug appuyer sur mon sphincter. Instinctivement je tentais de me relever mais Louise vint s’asseoir sur moi, au niveau de épaules, me maintenant de force dans cette position. Sans plus de mot, elle commença à pousser sur le plug. Les premiers centimètres me dilataient sans douleur, mais j’entrevoyais rapidement les limites de la dilatation. Sans répit, elle poussait encore et encore, et je suppliais d’arrêter. Rien n’y faisait. D’une dernière poussée brutale, elle fit passer l’évasement et le plug se mit en place. Elle se releva brusquement et me relâcha.
L’anus en feu, je me relevais et commençait à danser d’un pied sur l’autre, poussant et geignant sous l’emprise de la terrible brûlure, tentant par tous les moyens d’expulser le plug. Rien n’y faisait. Peu à peu, la douleur retombait.

Je sentis alors quelque chose se fixer entre mes jambes, et se coller à mon clitoris. Une fois de plus c’était gras et mou, puis d’un coup un bruit métallique et une fraîcheur qui m’envahit en même temps qu’une terrible rigidité s’emparent de mon corps. Quelque chose était en train de se refermer sur moi, de dur.

« Rentre ton ventre » m’ordonnait Louise.

Une ceinture rigide et moelleuse à la fois se refermait sur ma taille. Un clic. Je venais de comprendre. Elle m’avait affublée d’une ceinture de chasteté en métal. En quelques gestes rapides, elle avait libérée mes mains et mon cou.

« Tu peux enlever ta cagoule » me dit-elle. J’ôtais cette gangue de latex dans laquelle j’étouffais. Devant moi se trouvait un caméscope sur pied qui visiblement avait tout filmé.

« Assied toi » me dit-elle « je vais t’expliquer maintenant. Tu vois ce caméscope, si tu ne réussit pas cette épreuve, le petit film de tout à l’heure se retrouvera sur le net … tu as envie que toute tes copines te voient comme ça ? »

« mais ce n’est pas l’objet du pari ? » dis-je outrée

« Tu as perdu la bague. OK, mais là pour jouer et la regagner, il faut bien que tu mises non ? ce film sera ta mise. »

De toute façon, je n’avais pas le choix.

« Bien, et maintenant, l’épreuve : Tu vas quitter cet appartement à 13 heures précise. Tu vas prendre le bus de Puteaux à La Défense. Tu n’as que deux stations à faire. Ensuite, tu vas prendre le RER et descendre à Opéra. De là tu iras essayer un bikini dans un grand magasin (dont je ne peux donner le nom). Ensuite, tu prends le bus et tu vas chez Anne Laure ou tu dois être arrivée avant 15 heures. »

Ma main se tendis vers ma robe mais Louise dit : « attend, tu ne vas pas partir habillée comme ça. Tu penses bien que Anne Laure a voulu t’imposer un petit effort. Tu va enfiler ceci » et elle me tendit une combinaison en latex, mais pas un catsuit moulant, non, une combinaison de sudation en latex translucide, bien large. Résignée, j’enfilais la combinaison et tout de suite, avant même de remonter le zip, je transpirais déjà. Je comprenais pourquoi il n’y avait pas de clim’, elle avait été coupée à dessein.

Louise saisit alors un collier métallique qu’elle fixa à mon cou, bloquant le zip avec un minuscule cadenas.

« Je te préviens, tu en as pour pas loin de 1000 euros sur toi, alors fais attention à mes affaires et surtout, n’abîme pas la combinaison »

Ainsi vêtue, je ne pouvais pas remettre ma robe. C’est alors que Louise me tendit un paquet de vêtements. « Met ça, je pense que tu y seras mieux ».
J’enfilais alors un pantalon bouffant, lacé aux chevilles puis par-dessus, un pull de mohair rose à col roulé et à manches longues. Cette tenue aurait été parfaite pour un frais printemps, mais par une telle chaleur, c’était un supplice. Je sentais couler la sueur le long de mon corps, tandis que le plug se faisait peu à peu oublier. Fort heureusement, la combinaison de sudation était équipée de larges bandes de latex très serrées aux chevilles et aux poignets, empêchant la sueur de s’échapper.

Louise me montra alors un joli sac à dos Vuitton. Elle l’ouvrit et en sortit une sorte de walkman MP3 relié à deux minuscules enceintes  puis elle appuya sur une petite télécommande. La pièce fût immédiatement envahie de gémissement d’orgasmes. Le son avait été poussé à fond. Rouge de confusion, je reconnaissais là ma voix, Anne Laure m’avait enregistrée à mon insu lors d’une de nos brèves et érotiques rencontres.

« Je t’explique : ce magnétophone dispose d’un sorte de minuterie que je vais déclencher à ton départ. Tu ne disposes que de deux heures avant qu’il ne se mette en marche seul Tu comprends maintenant ? Si tu n’es pas assez rapide, il se déclenchera lors du parcours et je te laisse imaginer …. »

Elle me laissa mettre le petit sac à dos puis attrapa une sorte de courroie qu’elle passa devant sous les bretelles avant de faire se rejoindre les extrémités sous ma poitrine. Un clic d’un cadenas vint sceller la fermeture. Elle s’empara alors d’un foulard ‘Céline’ qu’elle noua si bien qu’il était impossible de voir le dispositif de blocage.

« Te voila prête, il est 12h40. Je ne veux pas que tu te déshydrates, tu emporteras donc une bouteille d’eau. Mais avant de partir, nous allons boire un thé il te reste encore 20 minutes. »
Louise me servit un gigantesque thé que je dus avaler jusqu’à la dernière goutte, puis encore une fois, elle me servit, et trois fois je dus le boire. J’étais au bord de la nausée quand elle cessa de me servir. La ceinture de chasteté me faisait mal au ventre avec tout ce que j’avais bue. J’étais tendue comme une outre.

13h55, Louise me demanda de me lever. Elle glissa alors dans le sac à dos l’équipement électronique. Elle m’accompagna à la porte et me rendit mon sac à main et mes escarpins blancs. D’un geste sec, elle me retourna puis me plaqua le long de la porte. Ses lèvres vinrent se poser sur les miennes, puis sa langue viola ma bouche pour un baiser aussi intense que furtif.
« J’aimerais être à ta place … allez va et ne triches pas sinon tu perds tout ».

La porte venait de se refermer sur moi, le soleil m’inondait se sa chaleur atroce. D’un pas rapide, je me dirigeais vers l’arrêt du bus. Le plug se débattait dans mon anus, se rappelant chaque instant à mon attention. Deux cents mètres plus loin, j’étais arrivée. La sueur coulait sur mon corps, s’accumulant dans le bas de la combinaison. J’avais l’impression que tout le monde me regardait. Ces 5 minutes d’attente en plein soleil furent un calvaire. Puis le bus apparut. Je montais dedans, passant machinalement mon sac sur le détecteur Navigo (système qui permet de valider à l’aide d’un passe sans contact, il n’y a plus de ticket) puis j’allais m’asseoir. Les trépidations du bus se transmettaient à tout mon corps. La petite vieille en face me dévisageait en permanence. Arrivée à la Défense, je descendais du bus et là l’impensable se produit : je venais de casser un talon de mes escarpins. J’en aurai pleurée. J’étais blême de rage quand mon attention fut attirée par un détail …
le talon avait été en parti scié. Louise avait volontairement affaiblie la chaussure pour que le talon casse. Ceci faisait partie de l’épreuve. Clopinant à toute vitesse, je m’engouffrais dans la gare du RER. Cette démarche déséquilibrée augmentait le mouvement du plug qui, à force, était de moins en moins lubrifié. Il me fallait jouer de souplesse pour essayer de guider ma sueur vers ce plug et maintenir un semblant de lubrification.

Arrivée au portillon, je repassais mon sac sur le détecteur Navigo. Rien. Une fois, deux fois, trois fois, toujours rien. J’entrepris alors de fouiller dans mon sac. Pas de passe. Louise me l’avait subtilisé. En me dirigeant vers les distributeurs, je sortis mon portefeuille. Horreur : il était vide. Pas de carte bancaire, pas de monnaie, et surtout, aucun papier d’identité. J’allais être obligée de frauder, et si je me faisais pincer, je n’avais pas de papier … donc c’était le commissariat. Avec ce talon cassé, impossible de remarquer ma démarche. Salope de Louise.

Pourtant, il fallait bien que je m’y résolve. Je demandais à un jeune homme si je pouvais passer avec lui ce que, bien sur, il ne me refusa pas. En descendant vers les quais, c’est sur les escaliers mécaniques que je ressentis pour la première fois cet effet. J’avais l’impression que quelque chose vibrait sur mon clitoris. Ca avait duré une fraction de seconde. Sûrement un effet de la chaleur et de la ceinture de chasteté. Puis ceci réapparu quelques minutes plus tard sur le quai, juste un peu plus longtemps, mais toujours furtif. Ca ne pouvait pas être un vibro télécommandé … non … j’avais bien senti quelque chose sur mon clitoris lorsque lors posait cette ceinture mais c’était gras et j’avais pensée qu’il s’agissait de crème pour me protéger du métal.

Encore une fois, la vibration se fit sentir alors que j’étais assise dans le RER. Cette fois ci, distinctement. J’étais rouge de confusion. Ceci signifiait que quelqu’un, pas loin de moi, agissait sur une télécommande. Je scrutais mes voisins sans détecter de comportement suspect.
La sarabande continuait de plus belle, le diabolique engin ne cessait de se déclencher et de s’arrêter. J’essayais tant bien que mal de garder mon contrôle mais de plus en plus, je me sentais partir et je me relâchais. Un instant ma tête partit en arrière. Et puis, soudain, sans prévenir, le walkman MP3 se déclencha, laissant s’échapper un grognement de plaisir qui ne m’étais pas inconnu. Le bruit terrible du RER avait couvert partiellement ce gémissement, mais la femme en face de moi me lança un regard noir, en prenant la main de sa fille et en se levant. La honte m’envahit brusquement. Si en plus le walkman se mettait à mal fonctionner, j’étais au plus mal. Je redoublais de transpiration et je sentais la sueur accumulée dans le bas de la combinaison aller et venir. Une légère envie d’uriner me rappela tout le thé but quelques temps auparavant.

Opéra, il était temps. D’un bon je me levais et je parcourais les couloirs pour enfin sortir au grand jour. La chaleur suffocante de la rue me prit et je fus obligée de prendre une grande rasade d’eau. Le déclenchement du vibro télécommandé me fit prendre conscience que j’étais suivie et qu’il n’était pas possible pour moi de passer au travers des épreuves. Les portes du grand magasin s’ouvrirent sur une fraîcheur bienvenue. La climatisation me faisait un bien fou … enfin au visage car la combinaison de sudation continuait de faire son effet dévastateur. Je prenais un bikini et je me dirigeais vers les cabines d’essayage. Je rentrais dedans puis je m’asseyais tranquillement.

Une main gantée de noir apparu sous la paroi de séparation et glissa un petit appareil photo numérique. Une voix de femme, inconnue me dit :

« Enlève ton pantalon et passe le moi sous la palissade, ensuite prend une photo de toi face à la glace et débrouilles toi pour qu’on te voie en en entier. Repasse moi l’appareil ensuite ».

Que ce rideau était petit, impossible de le fermer parfaitement. Tirant sur un coté, il s’entrebâillait de l’autre. Bon, d’un autre coté, j’étais du coté « femmes » des cabines d’essayage et je ne risquais pas grand-chose.

J’enlevais alors mes escarpins que je poussais du pied sous la séparation. Puis ce fut le tour du du pantalon. Je me baissais alors pour le glisser sous la séparation. Ce mouvement inonda mon anus de plaisir lorsque le plug fut poussé au plus profond e moi par la lanière de métal qui séparait mes fesses.

Je faisais face désormais au miroir. J’étais là, mon sac verrouillé sur mon pull en mohair. La ceinture de chasteté se laissait deviner sous la combinaison de latex qui collait sur ma peau, devenant à cet endroit quasi transparent. Aux chevilles, un renflement rempli de liquide traduisait les pertes de mon corps. Je n’aurai pas cru avoir tant transpirée. Saisissant l’appareil photo, j’appuyais sur le déclencheur. Une petite série de flashes crépitait avant le grand flash final. Mon Dieu, j’allais attirer l’attention avec un tel éclairage.

De nouveau je me baissais pour passer l’appareil sous la paroi. Après une quinzaine de secondes, la voix me dit :

« C’est parfait. Je dois te laisser maintenant. Au fait, j’ai accroché ton pantalon à la patère de la cabine, tu peux venir le reprendre quand tu veux mais compte jusqu’à 50 doucement avant d’aller le chercher ».

J’étais stupéfiée. J’entendis le rideau glisser puis se remettre en place. Par l’interstice, j’entrevis de dos une grande femme partir. Elle s’arrêta à coté d’une vendeuse, se pencha à son oreille et lui dit quelque chose d’insaisissable en désignant du doigt la cabine. Malgré la climatisation, je m’étais remise à suer. La vendeuse s’approchait désormais à pas comptés.

« Madame, tout va bien ? » dit-elle en arrivant à la hauteur de la cabine « l’autre cliente m’a indiquée que vous aviez un problème …. »

« Il est un peu juste, je pourrai avoir une taille au dessus » dis-je, la voix peu assurée.

« Pas de problème, Madame, je reviens dans une minute ».

Il était plus que temps de récupérer mon pantalon, l’alerte avait été chaude. La vendeuse s’éloignait vers le rayon et j’en profitais alors pour changer rapidement de cabine. Aucun pantalon accroché à la patère. Follement, je ressortis et me mis à explorer les cabines alentours puis j’entrevis, près de la cabine du fond, une boule de tissus : mon pantalon. Je le saisissais en courant puis je revins dans ma cabine. Cet exercice m’avait mis en eau, et mon cœur battait la chamade. Assise sur le tabouret, je reprenais mes esprits quand de nouveau, des gémissements de plaisir sortir du sac à dos. J’essayais tant bien que mal d’attraper le lecteur MP3, mais le sac était fermé. La vendeuse revenait désormais vers moi au pas de charge.

« Madame, Madame … »

J’enfilais alors le pantalon quand …. Je fus bloquée à mi hauteur. L’inconnue avait fait un nœud serré à chaque jambe. J’enlevais alors le pantalon et tentais désespérément de défaire les nœuds. Le premier vint assez vite mais je sentais la vendeuse derrière le rideau et les gémissements de plaisir sortaient du sac, ne laissant aucun doute sur mon activité.

« Madame, s’il vous plait, arrêtez, arrêtez sinon je vais être obligée d’appeler la sécurité ».

Le second nœud était serré à refus, impossible de le défaire. La petite vendeuse trottait vers un téléphone mural blanc. Je l’entrevis le décrocher et appeler. Et ce nœud qui ne venait pas. Je suais comme une folle, je me voyais déjà au commissariat, à moitié dévêtue, accusée d’exhibitionnisme.

J’attaquais le nœud avec les dents et les ongles dans une vraie course contre la montre. Il cédait peu à peu puis il vint d’un coup. Je remettais le pantalon … à l’envers. Zut  …. Zut …. Quelques instant plus tard, il était de nouveau à l’endroit, et je laçais les chevilles.

Une voix d’homme retentissait « Madame, ouvrez sinon je me verrais dans l’obligation de la faire ». Un dernier râle, un feulement presque, sortit du sac puis le silence, assourdissant. Cette course contre la montre m’avait mise le visage en feu. J’enfilais mes escarpins cassés, prit une grande respiration, et ouvrit le rideau.

Quatre personnes me faisaient face. La petite vendeuse boulotte, un vigile au visage sanguin, un homme d’une quarantaine d’année dans un élégant costume croisé et une femme d’une cinquantaine d’année, tailleur strict, les cheveux tirés. Visiblement, la chef de rayon et son patron. C’est elle qui prit la parole.

« Madame, c’est inadmissible, il y a des endroits pour ça. Vigile, reconduisez cette personne à la sortie. Et, comprenons nous bien, je ne veux jamais vous revoir ici sinon nous appelons la police »

Se tournant vers la vendeuse elle ajouta « vérifiez s’il vous plait qu’elle n’a rien emportée ». La vendeuse me tendit la main et je lui rendis le maillot.

Le vigile ajouta « peut être devrions nous la fouiller pour vérifier …. » mais l’homme en costume s’interposa et dit « Non, Madame va m’accompagner jusqu’à la sortie » puis il se tourna vers moi et planta ses yeux dans les miens « Je pense que Madame ne souhaite pas de scandales, vous allez donc me suivre ».

J’étais morte de honte, à la limite des sanglots. Il m’attrapa alors par le bras m’entraînant vers l’escalier mécanique. Au sortir des cabines, je croisais le regard de tout un tas de mégères qui s’étaient agglutinées là, attirées par les cris de jouissance qui s’entendaient de loin. La honte redoubla mais je sentis la pression de la main de l’homme en costume se faire moins forte. Il sentait désormais le latex sous le mohair et en jouait savamment. Il faisait glisser la fine pellicule de latex sur ma peau trempée de sueur, me faisant comprendre qu’il avait parfaitement saisi ce que je portais sous mon pull. Cet attouchement était à la fois gênant et d’un érotisme torride. Arrivé à la sortie, il ouvrit la porte à battant en verre et me glissait « vous donnerez le bonjour à Louise de ma part ».

J’étais stupéfaite. Ecrasée de chaleur, je n’arrivais pas à détacher mes yeux de la porte. Puis regardant ma montre …. 14 h 18 déjà. Il ne me restait que 42 minutes pour atteindre l’appartement de Anne Laure. Je courais au travers de la foule vers l’arrêt de bus et je montais dedans au moment où il allait partir. De nouveau je passais mon sac devant le lecteur Navigo … qui resta aussi silencieux que la première fois. Me dirigeant vers le centre du bus j’entendis :

« Madame, vous devez valider votre titre de transport »

Faisant demi-tour, je retournais d’un pas lent vers le chauffeur. De nouveau j’agitais mon sac devant  le lecteur Navigo qui demeurait silencieux.

« Ca ne marche pas toujours très bien, le mieux c’est de le sortir ».

Comme une ingénue, je fouillais mon sac faisant sans blanc de chercher mon passe Navigo. L’arrêt suivant vit monter quelques personnes et je pensais me faire oublier.

« Madame, si vous ne le trouvez pas, je vend aussi des billets à l’unité ». A ce moment, je tournais mon visage vers le conducteur en disant à la limite des larmes :

« Je me suis faite voler tout sans m’en apercevoir, regardez » et tendant mon portefeuille, je lui montrais tous les emplacements vides.

« Bon, ça ira pour cette fois, mais si il y a un contrôle, je ne peux rien faire et vous serez sanctionnée ». Mon regard le remerciait. Je fourrais le portefeuille vide dans mon sac quant un monsieur d’un certain age me tendit une photo : « Madame, cette photo est tombée de votre sac »

Me retournant je lui dit « Je ne pense pas, je n’ai jamais de photos sur moi » mais il rétorqua « Alors celle-ci est une exception, et je vous garanti qu’elle est bien de vous ». Il me tendit l’épreuve en me fixant du regard.

Je sentis le pourpre me monter aux joues. C’était en effet moi, nue, avec la ceinture de chasteté, prise quelques heures avant chez Louise. Mais comment avait-elle fait ? Le sourire malicieux du petit vieux ajouta à ma confusion, et balbutiant un remerciement, j’allais m’installer au fond du bus. A l’arrêt suivant, il descendit non sans m’avoir jeté un œil concupiscent.

Effondrée, je transpirais abondamment au bord de la syncope. Quelques rasades d’eau ajoutèrent à mon épuisement. Il faisait une chaleur de bête dans ce bus. Le plug m’enflammait l’anus, une énorme envie d’uriner me faisait mal, et je pensais déjà au soulagement lors de l’arrivée chez Anne Laure. C’est alors que les vibrations sur mon clitoris reprirent. Lentement au début, puis de plus en plus intense. On percevait nettement les bruits de vibrations et je priais pour que personne ne vienne s’asseoir à coté de moi. Je serrais les cuisses aussi fort que possible, mais peu à peu je sentais monter en moi l’orgasme. Et moi qui ne savais pas jouir en silence …. Ma respiration était de plus en plus saccadée. Je mourrais de chaud en même temps que de plaisir. Impossible de me lever, je me trémoussais son mon siège. J’imaginais le regard du conducteur, les yeux rivés sur le grand rétroviseur.
D’un dernier effort, je tentais de décoller ma vulve du diabolique engin, mais rien n’y faisait. Les vibrations étaient désormais très rapides. Je décidais d’ouvrir largement les cuisses pour en finir au plus vite. Mon clitoris était désormais le siège de mille fourmillements, et je sentais mon ventre se creuser des premières vagues du plaisir, puis il vint. Un orgasme puissant, brutal et profond qui me coupa et le souffle et la voix. La pointe de mes seins, mon sphincter anal, mon clitoris, tout ne formait plus qu’un dans une boule de plaisir qui m’envahissait. Je me laissais submerger avant de retomber d’un coup.
Dans un demi état d’inconscience, je sentais quelque chose couler sur mes cuisses. Mon Dieu j’urinais sans me contrôler. Ce liquide s’ajoutait à la sueur accumulée dans le bas de la combinaison bouffante. Malgré les larges bandes de latex, le mélange commençait à sourdre, mouillant le bas du pantalon et faisant luire mes pieds. Ma station arrivait, il fallait me lever et me diriger vers la sortie. Le floc floc du liquide s’entendait à des kilomètres. 14h55, plus que 5 minutes

Une fois sur le trottoir, je parcourus les derniers deux cents mètres me séparant de l’immeuble de Anne Laure. Le code, puis l’ascenseur … en panne. C’est donc à pieds que je finis de gravir les sept étages avant de sonner à sa porte : 14h59.

Elle vint m’ouvrir et m’invita à rentrer.

« Alors ma chérie, tu as traînée en route ? Tiens, bois c’est frais tu va adôôrer ». Goulûment, j’avalais le liquide frais, un jus sucré de mangues.

« Assied toi là » me dit elle en désignant son fauteuil Eve. « Tu vas pouvoir récupérer ta bague chez Louise maintenant, elle sera très contente de te la rendre »

« Comment ça chez Louise ? » lui répondis-je « mais on avait dit … »

M’interrompant elle ajouta « Tu sais ma chérie, je lui ai laissé ta bague parce que je savais que si tu ne réussissais pas dans les temps, je n’aurais pas eu le courage de ne pas te la rendre, alors qu’elle c’est différent. Je sais qu’elle n’aurait jamais cédée, allez, je lui téléphone et je lui dis que tu passes dans … on dit une heure, tu devrais aller plus vite maintenant, c’est quasi direct en RER »

Abasourdie, je la regardais composer le numéro sur le clavier et s’entretenir avec elle. Puis elle revint vers moi en disant :

« C’est arrangé, elle t’attend. Quitte ces affreuses chaussures et ce pantalon mouillé, et va vider un peu cette sueur, tu ne peux pas partir comme ça ». Dans la salle de bain, glissant un doigt entre la peau et la bande de latex, je fis couleur le mélange, un pied après l’autre, dans le bidet. Puis revenant dans le living-room, je vis Anne Laure mon tendre un nouveau pantalon et une paire d’escarpins noirs. Elle ajouta « Vraiment désolée ma Chéri, mais il ne me reste que celle-ci qui peuvent t’aller, mais bon, tu as l’habitude des talons de 12 cm ».

Perchée sur mes échasses, me voila repartie vers Puteaux. Il est déjà 15h45 quand je sors du RER. Je n’en peux plus de transpirer. Le plug me brûle l’anus et je peine à marcher. L’acier inox de la ceinture me ronge l’entre jambe et mon sexe est en feu. C’est dans un état semi inconscient que je franchis la porte de Louise.

La chaleur dans son appartement est encore plus accablante. Je ne remarque pas tout de suite qu’elle porte son pantalon bouffant en latex noir. Elle défait le foulard Céline, ôte le cadenas, puis m’enlève les bretelles du sac à dos. La pression sur ma poitrine se relâche. La sueur accumulée coule librement. Elle m’aide à enlever le pull en mohair puis le pantalon en toile. Je suis là, debout au milieu de ce grand loft, au point de départ.

« Tu as été très courageuse Lyne, et je dois te rendre ta bague, …. Enfin dès que tu seras acquittée de ta dette envers moi. La location du matériel  hein ? Si tu veux la revoir, obéis au doigt et à l’œil ».

Epuisée, je n’ai pas la force de lutter et telle une poupée de chiffon, je suis prête à tout.

« Mais j’ai horreur des femmes mollassonnes alors tu vas te reprendre, viens ici … »

Elle saisit une petite clé et ôte le cadenas du tour de cou métallique. Je vais être libre, enfin. Au moment où j’attrape le zip pour le baisser, je reçois un violent coup de cravache sur les fesses. Mes mains frottent l’impact pendant que d’une voix je dis « Mais qu’est ce … »

« Tais-toi, sinon adieu la bague ». Reste ici. Elle revient munie d’un nouvel équipement. C’est un collier de cuir auquel une barre métallique est fixée. Sur cette dernière, deux menottes en cuir sont solidarisées. Elle me pose le collier, barre métallique dans le dos, puis attache chacun de mes poignets dans les menottes. Impossible désormais de bouger. Saisissant la barre, elle me guide au travers de l’appartement. Nous entrons dans la salle de bain. Il fait encore plus chaud ici qu’ailleurs. Une porte vitrée pivote et nous entrons dans un hammam. Je tente de protester mais un second coup de cravache enflamme mon postérieur. Et cette fois ci, pas moyen de me protéger.

C’est à ce moment qu’elle prend un bâillon étrange. Une boule gonflable, reliée à un harnais de tête. Quelques pressions sur la poire et me voici silencieuse puis elle me conduit au centre de la pièce et attache le haut du harnais de tête à une cordelette qui pend du plafond. Quelques tractions et je suis sur la pointe de pieds. Elle ressort dans dire un mot.

15 minutes déjà que j’entends la vapeur chuinter. Je suis en eau, j’ai mal partout. Louise entre à nouveau. Elle a toujours ce pantalon bouffant de latex noir, mais elle a remplacé sur T-shirt par un chemisier de latex blanc. La pointe de ses seins lourds transperce littéralement la matière. Je n’avais pas remarqué qu’elle avait une si belle poitrine.

Elle fait alors glisser le zip de la combinaison de sudation. J’avais tant attendu ce moment, délicieux, où la fraîcheur remplace la torride chaleur, mais là rien. Dans ce hammam surchauffé, je ne ressens aucune libération. D’un petit coup de clé, elle ouvre la ceinture. C’est à peine si je sens le carcan se desserrer et mon étau me libérer. Je regarde cette ceinture de métal qui gît par terre alors que Louise se frotte les mains avec du lubrifiant. De nouveau sa main file entre mes fesses, et lubrifie tout ce qu’elle trouve sur son passage. Puis d’un coup, elle empoigne l’extrémité du plug qu’elle tire rapidement. Mon anus explose, je hurle mais les cris sont étouffés. C’est à ce moment qu’elle saisir deux pinces à seins qu’elle fait claquer sur mes pointes. Mes cris étouffés redoublent.

Elle ressort du hammam puis rentre de nouveau. Entre mes larmes et la vapeur, j’ai du mal à distinguer ce qu’elle fait glisser, on dirait une sorte de tréteau. Elle le glisse entre mes jambes et commence à tourner une manivelle. Un coin en bois vient se glisser dans ma vulve. C’est un cheval. Peu à peu je monte sur l’extrême point de mes pieds. Le coin en bois écrase ma vulve, la douleur est à la fois forte et diffuse. Elle détend alors la corde qui relie le harnais de tête au plafond. Cette action dans un silence absolu, à peine troublé par le bruit des buses de vapeur est stressante. Je ne sais plus comment me mettre pour éviter de m’écraser la chatte sur le bois.

« Bouge un peu ». Mais je ne peux presque pas. « Bien, puisque tu ne veux pas bouger, je vais t’aider à faire danser ton petit cul. Tu va découvrir le figging ». Je sais ce que c’est mais je n’ai jamais osée. Elle saisit alors le morceau de gingembre pelé taillé en plug et me l’introduit dans l’anus. La peau, sensibilisée par les 3 heures de plug, laisse infuser le terrible liquide. Je ne sais plus quoi faire, ma rosette me brûle, je me tortille, ma vulve est torturée, je crie, mes cris sont étouffés, c’est une horreur, puis peu à peu ma vue se brouille, je perds connaissance.

Il fait noir, et si chaud. Je sens la moiteur d’une peau sur mes lèvres. Ca y est, je suis encagoulée de latex. Ceci explique cela. Cette odeur, acide et suave à la fois. Une vulve, c’est une vulve sur mes lèvres. J’ai compris. La cagoule est attachée au pantalon de sudation de Louise. Si je veux sortir, il me faut lécher. Ma langue glisse entre ses grandes lèvres, sépare les petites. Ses cuisses s’écartent. La pointe de ma langue s’égare sur son clitoris. Les mouvements de son bassin me renseignent sur son état, elle est au bord de la jouissance. Ma soumission l’a excitée au plus haut point. Elle tressaute, les vagues d’orgasme tordent son corps, elle gémit, elle feule. Et puis soudain c’est l’explosion, un orgasme si puissant qu’elle en urine partout et coincée dans ma cagoule de latex, je reçois tout sans rien pouvoir faire. Jamais je n’avais été pareillement humiliée.

Le grand loft est calme. Je sors de la douche pour la seconde fois de la journée. Je marche nue dans ce grand appartement, je contemple ma main à laquelle ma bague de fiançailles est revenue. Que ça a été dur. Jamais je n’étais allée aussi loin. Sur le sofa de cuir, Louise me regarde marcher en jouant avec une cravache. Que ses seins sont beaux, je me damnerai pour avoir les mêmes. Je n’ai pas envie de quitter cet appartement, pas ce soir. Je m’allonge sur le sofa, ma joue sur son ventre. Mes doigts courent entre les plis de son intimité, le soleil se couche. Je suis bien. Simplement bien. Moments magiques.

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