Marie

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Chapitre : 6

Marie 6 et FIN

– Sébastien, vas-tu encore me fouetter maintenant ?… Je voudrais te dire…

Sur la croupe ronde de Sylvie, la trace des coups infligés par la petite lu une s’était presque évanouie. Seuls des points rouges luisaient encore aux endroits où les cinglades s’étaient recoupées. Mais l’ensemble de la peau avait repris l’aspect d’une pêche rosé.

-Continue, je t’écoute… À

Elle agita les épaules avec un sourire hésitant.

  • Je ne sais si je dois t’en parler. J’ai un peu l’impression de trahir un secret… C’est Marie qui devrait te le dire, et je ne veux pas que tu puisses croire que je cherche à lui voler ses effets…
  • Eh bien ? Accouche…
  • Et je ne voudrais surtout pas que tu penses que je cherche un prétexte pour éviter la fouettée que tu m’as promise…

La moue impatiente de Sébastien la fit soupirer. Puis elle se reprit et se mit à sourire.

– Bon. Voilà : les Campbell reviendront à Saint-Bayafe la semaine prochaine, après avoir inscrit Peter au Lycée… Savais-tu que Monsieur Campbell a l’habitude de fouetter sa femme régulièrement ? Je ne me serais jamais douté que de telles choses étaient si fréquentes…

Marie l’avait dit à Sylvie immédiatement après l’avoir frappée avec la baguette, lorsqu’elle l’avait emmenée loin de leurs fiancés. Comme Sébastien l’avait imaginé au cours d’une brève rêverie lubrique, le jour même où il avait fait la connaissance des Campbell, l’Anglais moustachu utilisait la cane sur les tendres parties arrières de son épouse. Peter et sa sœur, restée en Angleterre, n’ignoraient rien du sort de leur mère, mais ils n’avaient jamais été autorisés à assister au châtiment.

C’était sans doute Peter qui avait eu le premier l’idée de cet arrangement, et Marie, dans son désir de devenir une parfaite épouse britannique, avait accepté avec joie. Pendant que son fiancé serait en ville, au lycée, Marie serait conviée à la punition de Mrs. Campbell. Avec l’intention probable de prouver qu’elle possédait déjà une expérience notable des châtiments corporels, Marie avait aussitôt suggéré que Sébastien soit présent : elle devait aussi supposer que cette démonstration pourrait être profitable à son instituteur pour l’aider à domestiquer sa réticente fiancée, mais elle avait voulu demander elle-même Sylvie si elle désirait assister à la scène, avec l’idée sous-entendue que ses propres fesses en sortiraient meurtries une nouvelle fois…

  • Et tu as accepté ? demanda Sébastien.
  • Depuis moins de deux jours que je suis ici, j’ai pu m’apercevoir de ce qui constitue ton passe-temps favori, lui répondit-elle en riant de bon cœur. Alors, j’ai cru bien faire en acceptant…
  • Tu as bien fait. Mais comme tu le disais tout à l’heure, cette révélation ne change en rien mon intention présente. Je peux simplement t’annoncer, pour t’encourager, qu’à l’exception de cette nuit, je ne te fouetterai plus avant cette soirée avec les Campbell. À moins bien sûr, que ta conduite ne m’y contraigne…
  • Je ferai mon possible pour ne pas t’imposer une telle corvée…

Sébastien décida qu’il se vengerait solennellement et définitivement des infidélités passées de Sylvie en lui flagellant les fesses dans la salle de classe.

L’endroit lui semblait mieux convenir en raison de l’espace disponible : il pourrait faire des moulinets avec la baguette, et surtout avec la large ceinture de cuir qu’il avait l’intention d’employer.

Il n’avait pas l’intention d’imposer à Sylvie l’impossible héroïsme de demeurer immobile sous ses coups. “You must break her in ! ” avait dit Marie avec son plus charmant sourire. Il faut qu’elle craque !

Elle craquerait. Elle craquerait parce qu’elle regretterait d’avoir si complaisamment accepté cette torture. Tandis qu’ils cherchaient tous deux les meilleurs liens que pouvaient receler l’école, Sylvie se figea soudain.

– Cela va être horrible, n’est-ce pas ?

– Au-delà de tout ce que tu peux imaginer maintenant, lui répondit-il sans sourire.

Elle se laissa ligoter étroitement sur le bureau du maître d’école.

Il lui écartela les jambes pour les lui attacher aux pieds du large meuble. Puis il lui étira les bras pour les écarter d’une manière semblable de l’autre côté. Le buste écrasé sur le bureau, elle n’avait plus la moindre chance d’échapper à la correction.

Après avoir vérifié une dernière fois la solidité des liens, après l’avoir embrassé tendrement sur les lèvres, après lui avoir caressé les fesses d’une paume brûlante, il frappa.

Il frappa et elle se crispa, frotta son ventre contre le bois. Il frappa et elle glapit. Il frappa et elle regretta. Elle se mit à pleurer. Elle regretta sincèrement tous ses caprices passés, toutes ses infidélités aussi. Elle cria. Elle regretta de s’être si complaisamment laissée attacher. Elle hurla. Et elle regretta d’avoir accepté cette punition absurde.

Puis elle ne regretta plus rien, elle détesta Sébastien, elle le haït de toutes ses forces. Puis elle ne pensa plus et se contenta de se déchirer la gorge et de se tordre dans ses liens.

Lorsqu’il la détacha, elle lui demanda pardon, avant de s’effondrer duns ses bras. Il la souleva.

Et comme il la ramenait dans la maison, il aperçut derrière une vitre de In classe, Mr. et Mrs. Campbell qui les observaient, étroitement serrés l’un contre l’autre.

La mairie était attenante à l’école et les Anglais avaient entendu les cris de Sylvie. Ils firent un petit signe à Sébastien, et celui-ci se fit la réflexion qu’ils n’avaient pas dû rester insensibles au spectacle qu’ils venaient de surprendre : un couple d’Anglais qui se respecte ne s’enlace pas ainsi devant d’autres gens…

Le début de la semaine se déroula dans la quiétude générale, Affectueuse et attentionnée, Sylvie commença à régler les détails pratiques de son installation à Saint-Bayafe-les-Cassines. Elle soigna également sa croupe balafrée et tuméfiée par cette soirée fatidique qui avait consacré son engagement envers Sébastien.

Celui-ci prit d’ailleurs un voluptueux plaisir à masser ses petites fesses meurtries à l’aide de crèmes adéquates. Le trou du cul déchiré par les excès de leurs retrouvailles fut lui aussi traité avec des pommades apaisantes.

La date de leur mariage fut officiellement fixée ; ce fut Sylvie qui se chargea principalement de ces démarches, et il était évident qu’elle ne s’enfuirait pas comme elle l’avait fait la première fois…

Le soir, après l’école, Marie vint prendre sa leçon d’anglais comme à l’accoutumée, mais ce fut Sylvie qui prépara le thé. D’une manière très mondaine, la gamine prit plaisir à boire ce breuvage : ne devait-elle pas s’y habituer ?

La mère Guerchamp amena elle-même un lapin qu’elle n’aurait confié pour rien au monde a son enfant ; elle était bien trop impatiente de venir faire la causette avec Mademoiselle Sylvie et de tester en particulier ses connaissances culinaires…

Sébastien ne trahit pas la révélation que Sylvie lui avait faite au sujet de la soirée avec les Campbell, et il prit même un air intrigué lorsque Marie laissa échapper de vagues sous-entendus.

Ce fut Mr. Campbell qui vint le lui annoncer dès que les parents de Peter revinrent à Saint-Bayafe. Il trouva un prétexte pour se trouver seul avec l’instituteur et ils échangèrent quelques considérations que leurs partenaires, et même certainement Marie pourtant si complaisante envers ce genre d’attitude, n’auraient pas manqué d’estimer odieuses si elles avaient pu les entendre.

Les deux hommes prirent rendez-vous pour le lendemain, immédiatement après la classe ; ils se retrouveraient dans le salon de la mairie dans lequel les Campbell logeaient actuellement, ceci afin de disposer d’espace et de tranquillité. Sans qu’il soit fait aucune allusion directe à l’incident, Sébastien et John Campbell savaient parfaitement que la salle de classe n’offrait pas toute la discrétion souhaitée… Puis ils dîneraient d’un repas froid chez Sébastien, et Marie passerait la nuit avec ses futurs beaux parents.

Seule Madeleine Bocard troubla la paix de ces quelques jours. Jalouse du bonheur de Marie, comprenant que la présence de Sylvie lui retirait ses derniers espoirs de séduire son instituteur, elle décida de ne plus aller aux deux heures de leçon particulière que celui-ci lui donnait chaque semaine.

Son père se mit en colère lorsqu’il la vit revenir à la ferme à l’heure où elle aurait dû être à sa leçon, et il la ramena à l’école. Vexée, Madeleine le suivit d’abord docilement mais lorsqu’elle s’aperçut qu’outre Sébastien, Sylvie et Marie, il y avait encore plusieurs de ses camarades de classe dans la cour et sous le préau, elle ne supporta plus d’être ainsi traînée par l’oreille.

D’une voix stridente, elle se mit alors à hurler que Sébastien était un monstre, qu’il battait ses élèves et qu’elle avait elle-même entendu des cris en sortant de son bureau. Mais personne ne la crut, et surtout pas son père. Il n’était pas enchanté de la célébrité récemment acquise par les Guerchamp sous prétexte qu’ils allaient marier leur fille à des gens qui mettent de la confiture sur le rôti ! Cependant, il avait sa fierté, et il ne tolérait pas que sa fille se déshonorât en prononçant de telles calomnies : il lui asséna une paire de gifles à lui briser le cou.

Déjà rouge de fureur et de honte, Madeleine devint écarlate d’être ainsi traitée devant tout le monde. Conduite par son père et la pointe de l’oreille, elle dut faire des excuses publiques à Sébastien qui les accepta généreusement.

Pendant que le père et la fille repartaient, Marie se tourna vers l’instituteur et elle eut un sourire malicieux.

  • Pauvre Madeleine ! Pour une fois qu’elle comprend quelque chose et qu’elle dit en plus la vérité, elle n’a vraiment pas de chance !
  • Eh là ! intervint Sébastien. Elle a dit que j’étais un monstre ! As-tu envie que je te…
  • Allons, Monsieur Sébastien ! Vous ne me fouetteriez pas pour prouver le contraire !…

L’éclat de rire de Sylvie trancha l’incident.

  • *•

II fut décidé que les fautes réelles ou imaginaires commises par les trois femmes ne seraient pas révélées. Ceci, expliqua John Campbell, afin de ne pas ajouter d’humiliation supplémentaire à un traitement qui ne manquerait pas d’être douloureux et déjà peu flatteur…

  • Et puis ainsi, plaisanta Sylvie, les autres ne pourront pas savoir ni intervenir si l’une de nous est punie au-delà de ce qu’elle méritait…
  • C’est exact, admit Sébastien. Mais en te montrant d’emblée insolente, tu peux t’assurer que ta punition sera parfaitement méritée et que personne n’interviendra en ta faveur…

Mrs. Campbell fut la première à devoir se dévêtir pour offrir son généreux séant à la correction maritale. Son mari avait amené une cane qui, déclara-t-il, ne le quittait jamais lorsqu’il voyageait avec son épouse.

C’était Marie qui tenait l’instrument.

En effet, la gamine se mourait d’impatience à l’idée de voir enfin à quoi ressemblait ce mystérieux objet dont le seul renom avait influencé sa vie depuis trois mois, tout en enflammant son postérieur à l’aide de succédanés…

La cane des Campbell faisait soixante centimètres de long. Bien qu’il eût été soigneusement entretenu, le bambou avait depuis longtemps perdu sa couleur d’origine ; l’emplacement utilisé comme poignée était devenu brun doré au contact des paumes autoritaires qui s’étaient refermées sur lui. Quant à la longueur même de l’engin, elle avait perdu son jaune vif original pour devenir grise et brillante d’avoir effleuré encore et encore tant de postérieurs tendus dans des positions diverses, mais toujours aussi vulnérables…

Tandis que Marie s’extasiait devant l’instrument, les deux hommes observaient la victime. Sébastien, surtout, ne pouvait détourner son regard de Mrs. Lesley Campbell.

Ainsi qu’il l’avait deviné, c’était une fausse maigre. Sa haute taille, accentuée par un chignon couleur d’acajou, faisait oublier la douceur potelée de sa chair. Maintenant qu’elle avait retiré son ensemble classique, seyant mais discret, il pouvait mieux apprécier sa poitrine menue et écartée et ses hanches rebondies.

Lorsqu’elle tourna le dos pour retirer ses panties, il fut stupéfait de la majesté de la croupe ; les fesses ressemblaient à deux gouttes géantes et jumelles qui s’accrochaient encore à leur support par un soudain rétrécissement. Là s’arrêtait cette comparaison, car la croupe de Mrs. Campbell avait une fermeté admirable, et si elle vibrait légèrement lorsqu’elle se dandinait d’un pied sur l’autre pour achever d’ôter sa culotte, cette imperceptible ondulation n’apportait qu’une coquetterie supplémentaire.

Puis elle fut prête, n’ayant plus sur elle que ses bas, son porte-jarretelles et son soutien-gorge.

Un grand canapé démodé, recouvert de faux cuir, servirait d’assise aux victimes. Mr. Campbell fit installer son épouse à genoux sur le siège, les bras appuyés sur le dossier, et bien sûr les fesses relevées à bonne hauteur. …. – And now, fourteen of the best ! annonça-t-il triomphalement.

– Quatorze ! sans pitié ! traduisait librement Marie à l’intention de Sylvie. Les yeux de la gamine brillaient d’émerveillement.

Le stoïcisme de Lesley Campbell laissa une impression inoubliable dans l’esprit des Français. Son mari fouetta toujours avec la même force tranquille, à des intervalles toujours identiques. Cependant, la correction ne fut pas monotone le moins du monde, car si les coups tombaient inexorablement, ils n’atteignaient jamais le même endroit et la cible réagissait toujours différemment.

Lorsqu’il fouettait à l’endroit le plus charnu, au milieu des fesses, horizontalement, le bambou se courbait et la chair paraissait se fendre. Par contre les coups assénés plus bas à l’endroit le plus tendre, faisaient naître des vagues crispées qui duraient quelques secondes.

Les cinglades infligées sur la partie supérieure de la croupe, en descendant, provoquait l’épanouissement des globes rougis, permettant Binsi aux spectateurs de découvrir le repli sombre de la raie et la touffe rousse et frisée qui voilait le sexe.

D’autres coups portés plus latéralement avaient des effets variés, mais tous se transformaient immédiatement en une ligne d’un rouge éclatant que seule la vallée nettement marquée entre les deux collines interrompait quelques instants.

Mrs. Campbell reçut les quatorze coups de cane sans broncher. Pas un son ne franchit ses lèvres, et cela sans qu’elle parut se crisper fiévreusement. Elle paraissait au contraire détendue, mais absente, comme li elle avait guetté, lointaine, l’horrible fustigation infligée à son postérieur, comme si son esprit attendait la fin du supplice depuis une autre dimension.

Son corps réagissait, par contre, mais très modérément en comparaison de la force des coups. Ses fesses dodues rebondissaient, s’ouvraient, se ri ispaient selon le dernier impact, et ses hanches oscillaient légèrement en avant, ou sur le côté. Pourtant, à aucun moment, ces mouvements ne nécessitèrent que son mari se déplaçât ou dût la rappeler à l’ordre.

– Ah ! soupira-t-elle avec une satisfaction évidente quand ce fut terminé.

Puis sur un mot de son mari, elle quitta lentement sa position offerte sur le canapé et elle s’avança vers lui qui n’avait pas bougé. Les yeux baissés vers le sol, elle s’agenouilla alors devant lui et lui baisa la main.

Sébastien fut absolument fasciné par toute cette scène, mais ses deux compagnes le furent encore bien davantage.

Marie observait chaque détail avec une attention presque technique, comme une princesse élevée loin de la cour et qui aurait dû apprendre en quelques minutes le maintien et le protocole. Jamais les sifflements déchirants de la cane ne la firent ciller : seule l’attitude de Lesley Campbell lui importait.

Sylvie, par contre, participait à la punition d’une manière plus émotive. Le cérémonial ne l’intéressait pas, et même sans doute le trouvait-elle quelque peu ridicule. La violence froide dont faisait preuve John Campbell lui rappelait des souvenirs trop récents pour qu’elle puisse oublier l’horrible souffrance que devait provoquer le bambou. D’autre part, à l’exception des quatre coups de baguette infligés à Marie le dimanche précédent, elle n’avait jamais assisté, en simple spectatrice, à un châtiment presque aussi sévère que celui que Sébastien lui avait appliqué dans la salle de classe. Malgré les crèmes et les massages, elle croyait encore ressentir la coupure déchirante de la baguette à chaque fois que la cane venait frapper la croupe de Lesley.

Et puis surtout, Sylvie, bien qu’elle n’en eût personnellement jamais souffert, voulait bien admettre que l’on fouettât une fillette. Certes, Marie était déjà une petite femme, mais elle avait gardé de nombreuses réactions d’enfant. Mrs. Campbell, au contraire, était une femme de quarante ans, une adulte, et bien que Sylvie fût, par l’âge, plus proche de Marie, c’était bien par le sort d’une adulte, mûre et responsable, qu’elle se sentait concernée.

Moins de deux minutes après s’être agenouillée pour baiser la main de son mari en remerciement de la cravachée qu’il venait de lui infliger, Mrs. Lesley Campbell avait retrouvé toute sa dignité. Rhabillée, recoiffée légèrement — par coquetterie, car l’épreuve qu’elle venait de subir n’avait pas ébranlé sa coiffure, — elle s’assit avec prudence sur le siège le plus rembourré qu’elle put apercevoir. La mairie de Saint-Bayafe ne jouissant que d’un budget modeste, le mobilier datait un peu, et il n’avait jamais été réellement moelleux. Lesley compensa cette inconvénient en s’efforçant de ne plus bouger…

Et en la suivant du regard, Sylvie se surprit soudain à penser qu’elle aurait bien aimé être à la place de cette Anglaise. Certes, elle n’aurait pas fait preuve d’un tel héroïsme, mais à la minute présente, elle aurait pu s’asseoir, ne fût-ce qu’avec précaution, et observer le châtiment des deux autres avec l’égoïste satisfaction d’être débarrassée…

Cette disposition d’esprit faillit lui faire prendre la parole pendant l’instant de silence qui suivit la fin du tourment de Mrs. Campbell, mais Marie intervint d’abord.

– Il est bien entendu qu’on n’a pas besoin de dire quelle est la faute commise, déclara-t-elle avec emphase. Alors je me contente de vous apprendre que Peter a décidé que je devais recevoir douze coups de cane, six de la main de Daddy John et six de la main de Monsieur Sébastien…

Et s’avançant vers le canapé, elle entreprit aussitôt de retirer sa robe.

– Peter t’a-t-il dit qui de nous deux doit commencer ? demanda Sebastien, soucieux de respecter la volonté du fiancé absent.

– Non. Il n’a rien précisé à ce sujet, mais je crois qu’il vaudrait mieux que vous commenciez, Sébastien, si Mr. Campbell le permet…

Les deux hommes se regardèrent sans comprendre la raison de cette préférence, mais l’Anglais se plia au désir de sa future bru.

Marie s’installa d’elle-même dans la même position qu’avait prise I .csley Campbell, et son cul relevé parut capter tout l’éclairage de la pièce pour le réverbérer comme un soleil pâle.

Après l’application des six premiers coups, son postérieur suggérait plutôt un crépuscule flamboyant traversé de nuages écarlates, effilés par la perspective de l’horizon.

La gamine avait crispé nerveusement ses doigts sur le dossier du canapé et elle fit un effort visible pour rouvrir les mains, se lever et venir baiser la main de Sébastien et le remercier. Puis elle prit elle-même la cane et vint l’offrir, toujours à genoux à Mr Campbell.

– Quand vous voudrez, beau-papa… lui dit-elle en français. Elle arborait un visage têtu ; sa bravoure émerveillée du début de la soirée avait disparu et il s’en serait fallu d’un rien qu’elle n’éclatât en sanglots.

Pourtant, elle se remit courageusement en place sur le canapé et serra les dents. L’une après l’autre, impitoyables, les six cinglades sifflèrent et s’abattirent sur son gros postérieur tendu.

Si Marie bougea davantage que Mrs Campbell, elle réussit toutefois à rester agenouillée et penchée en avant, cachant sa tête derrière le dossier. Les autres entendirent sa respiration haletante, mais ils ne purent voir les pleurs sur son visage ; seules des gouttes claires puis une petite (laque sur le plancher trahirent la souffrance de Marie. Personne ne la fit remarquer.

En se relevant, elle essuya hâtivement ses joues scintillantes avant de s’agenouiller devant Mr Campbell.

Tous les quatre l’applaudirent lorsqu’elle se releva.

Sébastien n’avait pas dit à Sylvie quelle punition il avait l’intention de lui infliger ce soir-là. Déjà ébranlée par le courage de Mrs Campbell, Sylvie sentit le désespoir l’envahir lorsqu’elle constata avec quelle énergie Marie s’offrait au châtiment. Même les six premiers coups suffiraient à la faire hurler et ruer et sangloter, elle en était certaine !

Cependant, au fur et à mesure qu’elle voyait arriver l’instant fatidique où elle apprendrait le verdict, elle comprit qu’elle ne serait pas plus effrayée par une vingtaine de coups que vexée par un nombre inférieur à celui reçu par Marie. Elle ne voulait pas être ridiculisée par un verdict bienveillant ; il lui fallait prouver qu’elle possédait au moins autant de courage que cette petite paysanne, sinon autant que Mrs. Campbell. Sébastien ne la déçut pas en décidant de quinze coups, dont sept appliqués par Mr. Campbell. Et Sylvie fut la première stupéfaite, plus tard, lorsque le choc de la douleur se fût apaisé et qu’ils buvaient en guise d’apéritif de la gnôle et du whisky, en bavardant de futilités. Elle s’étonna d’avoir enduré cette torture sans crier ni se débattre, elle s’étonna de ne s’être pas révoltée à l’instant où il lui avait fallu s’agenouiller devant cet inconnu, baiser la main qui venait de la faire si atrocement souffrir, cet homme devant lequel elle venait d’étaler ses charmes les plus secrets, que ses petites fesses rondes dérobaient si mal au regard. Elle s’en étonna encore longtemps après cette soirée, car il lui fallut longtemps pour comprendre la nature exacte du sentiment qu’elle avait eu alors, ce frisson qui l’avait saisie lors de l’agenouillement, cette bouffée de chaleur qui l’avait assaillie lorsque ses lèvres s’étaient posées sur cette longue main couverte de taches rousses.

À quelques centimètres de son visage défait, il y avait cette bosse palpitante…

Le dîner se déroula gaîment, malgré les agitations parfois curieuses et les grimaces vite refoulées que faisaient les trois femmes sur leurs chaises.

À l’instant où les Campbell et Marie prirent congé, Sylvie discutait encore avec Lesley Campbell dont le mari pissait dans un fourré à quelques pas de là.

– Pourquoi as-tu voulu que je commence, tout à l’heure ? demanda Sébastien à la gamine.

Elle eut un sourire malin dans la demi-obscurité, puis avec une petite moue faussement timide, elle avoua :

– Vous êtes trop gentil, Monsieur Sébastien. Si vous m’aviez donné le second tour, vous auriez triché, vous auriez molli…

Ce soir-là, quand ils se retrouvèrent seuls dans la cour de l’école, Sébastien prit Sylvie dans ses bras, et l’emmena ainsi dans la maison pour la jeter enfin sur le lit et ils s’aimèrent comme des bêtes.

Ils se marièrent et firent sans doute des enfants… Peu avant la fin de l’année scolaire, alors que le mariage de Marie approchait, Sébastien eut une dernière fois l’occasion d’utiliser la longue baguette de bois sur son gros derrière potelé qu’il honora ensuite d’une pénétration fougueuse.

Est-ce que tu as dit à Peter tout le plaisir que tu prends lorsque tu es fouettée ?

Non. Je ne lui ai pas dit et je ne lui dirai probablement jamais… Vous comprenez, je vais changer de nationalité, et je vais devenir une anglaise… Alors il faut bien que j’apprenne à être pudibonde !..

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