Marie

4.3/5

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Chapitre : 3

Avant de revenir chez lui, après avoir quitté les parents de Madeleine, Sébastien alla jusqu’au bureau de poste de Saint-Bayafe-les-Cassines, afin d’expédier en exprès la lettre écrite la veille — et aussitôt complétée et traduite par ses soins — à l’intention de Peter et de sa famille.

Il ne lui fallut que quelques minutes de plus pour revenir chez lui, où Marie l’attendait, demi-nue, retroussée et culotte basse, à genoux au milieu de son bureau.

Malgré son impatience à retrouver sa docile pupille, il décida de parquer sa voiture au bord de la route, à quelques dizaines de mètres de l’école, plutôt que d’entrer dans la cour comme il en avait l’habitude.

Il désirait arriver discrètement et surprendre Marie, ce qui n’eût pas été possible autrement, à cause du crissement des pneus sur le gravier.

À pas de loup, il s’approcha de la fenêtre de son bureau puis, demeurant caché et n’avançant qu’une partie du visage, il regarda, admiratif.

La gamine était toujours agenouillée. Il la découvrait de coté et pouvait ainsi constater qu’elle n’avait pas cherché à modifier l’ordonnance impudique de sa jupe.

Elle ne semblait pas, d’ailleurs, avoir beaucoup bougé depuis l’instant où il l’avait abandonnée à son humiliante méditation, sinon qu’elle avait écarté légèrement les genoux.

Le livre d’anglais était toujours ouvert à la page de la leçon, mais elle ne le regardait pas.

La tête renversée en arrière, elle paraissait parler selon un rythme irrégulier, si bien qu’à première vue, on aurait pensé qu’elle répétait le vocabulaire qu’elle devait être en train d’apprendre.

Ce qui contredisait formellement cette idée, c’était la position de ses mains, profondément enfouies dessous sa jupe, par devant, et surtout le fait que ses bras s’agitaient nerveusement, au même rythme spasmodique que ses lèvres : elle ne travaillait pas, elle se branlait, tout simplement ! Évitant soigneusement de faire le moindre bruit, Sébastien contourna la maison, entra dans, la cuisine, puis, retenant sa respiration, ouvrit brutalement la porte du bureau.

– Ah !… glapit Marie.

Et, du fait de la surprise, comme elle se dandinait de plus en plus vite d’un genou sur l’autre, au fur et à mesure de la montée de son plaisir, elle tomba à la renverse, un peu sur le côté, presque aussi haut troussée devant qu’elle l’était derrière.

– Eh bien, ça va ! s’écria Sébastien d’un ton joyeusement moqueur. Je

vois que tu ne t’ennuies pas…

— C’est… Je… ne croyez pas… Jamais, je…

Marie ne savait pas quoi dire pour essayer de justifier son occupation érotique. Elle se redressa immédiatement, ce qui eût pour effet de cacher le devant de ses cuisses, et elle demeura à genoux, balbutiante, sans que son regard fût empreint d’un remords aussi intense que ne l’eût laissé supposer l’audace de ses actes, peut-être simplement parce qu’elle se trouvait encore toute imprégnée de l’euphorie de sa jouissance.

– Tu n’as rien à expliquer, déclara Sébastien pour lui venir en aide. Ce que tu faisais là est très naturel, après tout. Et si tu sais déjà tout ton vocabulaire, je n’y trouverais rien à redire…

Les yeux clairs de la gamine étincelaient curieusement, principalement lorsqu’ils se posaient sur la boursouflure agressive de la braguette de Sébastien.

— De toute façon, avertit celui-ci, cela ne change rien à ce qui t’attend maintenant… Je souhaite seulement que la petite gratification que tu viens de t’accorder te donnera plus de courage pour endurer la punition…

L’instituteur allait saisir le martinet, mais il eut brusquement une meilleure idée.

— Penche-toi en avant sur la table… Oui, enlève les livres, bien sûr… Attrape les coins, devant toi… Oui, très bien !… Maintenant, ne bouge pas, je reviens tout de suite…

Il revint quelques instants plus tard, brandissant la longue baguette qui lui servait à montrer, au tableau, ce que ses élèves devaient lire avec attention. C’était un morceau de bois bien droit, d’un peu plus d’un mètre cinquante, et qui manquait manifestement de souplesse.

– Ce n’est pas une cane anglaise, mais cela y ressemble plus que le martinet… Et puis, ainsi, ta punition sera plus courte, car je ne t’en donnerai que six coups…

Cette perspective fit passer un frisson de terreur sur les épaules de Marie, ainsi que Sébastien l’avait prévu ; mais en utilisant cet instrument barbare, il désirait que son élève ressentît sans aucune équivoque que lui seul décidait de ce qui était bon pour elle : elle avait fait preuve d’humilité et de soumission en proposant puis en apportant le martinet, mais cela ne signifiait pas que Sébastien dût à tout prix s’en servir aujourd’hui…

En le voyant réapparaître, en découvrant l’objet de son supplice, Marie lui jeta un regard implorant. Pourtant elle ne quitta pas sa position vulnérable.

Le maître d’école se posta donc derrière elle, de biais, puis il leva la baguette et attendit une seconde avant de l’abattre, afin d’être certain que sa victime guettait le choc fatidique du bois en travers de son postérieur tendu et dénudé.

SHAFT!

– HHHHHhhh ! souffla la malheureuse dans un cri muet tandis que sa croupe tressautait sous l’impact.

Puis, comme l’image qui apparaît progressivement sur une photographie, une longue traînée incarnat s’exhala des hémisphères blêmes.

– Je ne veux pas te faire souffrir plus qu’il n’est nécessaire, confessa Sébastien avant de cingler de nouveau la mappemonde offerte. Alors, pendant que je me concentre pour ne frapper ni trop fort ni trop doucement, tu vas compter toi-même, à rebours, les coups qu’il te reste encore à recevoir, tu as bien compris ?… Eh bien, j’attends… Ou bien celui-là ne doit-il pas être homologué ?…

Marie rassemblait toute son énergie à endurer la brûlure cinglante sans se plaindre ni lâcher les coins de la table. Serrant les poings jusqu’à en faire blanchir les jointures, elle mettait toute sa dignité à supporter le châtiment sans se rebeller.

Elle crispait aussi les mâchoires, et l’exigence de Sébastien lui apparut comme une épreuve supplémentaire, à la limite de ses forces, pour ne pas parler de l’humiliation qu’il y avait à devenir ainsi complice bénévole de cette torture d’un autre temps.

Submergée de souffrance et de désarroi, elle se trompa en comptant à rebours.

  • Six… murmura-t-elle.
  • Ah, bon ! s’étonna le bourreau. Tu estimes vraiment que ce premier coup ne mérite pas qu’on en parle… Comme tu voudras ! Je te rappelle quand même charitablement que je t’ai dit d’énumérer le nombre de coups qu’il te reste à subir…

SHIFT !

-AAAh!

La pauvre enfant, malgré sa résolution de rester silencieuse, n’avait pas réussi à retenir ce petit cri. Et cette défaillance modifia soudainement ses intentions : renonçant à l’attitude stoïque qu’elle s’était pourtant promise, elle voulut faire valoir sa bonne foi.

– Ce n’est pas juste, protesta-t-elle avec un sanglot naissant dans la gorge. Je n’en ai plus que quatre à recevoir… Je me suis trompée, excusez-moi… je n’avais pas compris !

Mais cela déplut à Sébastien. Il n’avait pas envie de se montrer cruel à l’égard de sa protégée, surtout pour ce premier châtiment solennel, mais il savait que, s’il faisait preuve de faiblesse maintenant, Marie n’aurait de cesse de s’adresser à sa pitié. Elle perdrait cette fierté, innocente et farouche, qu’il aimait tant chez elle, ne serait-ce que pour la bafouer, et elle deviendrait aussi chienne que les autres, — c’est-à-dire aussi chienne que Sylvie, évidemment…

Il n’avait pas le droit de céder, s’il voulait rester honnête envers lui-même.

  • Je n’y peux rien, déclara-t-il donc, d’une voix grave, un peu enrouée par l’émotion. Et puisque tu n’es pas capable de compter toi-même, je le ferai donc, en recommençant à zéro…
  • O-oui, Monsieur Sébastien… susurra la gamine.

Elle préférait ne pas avoir à être responsable de son propre supplice, moins à cause de la complaisance que cela supposait, que parce qu’elle se trouvait ainsi mieux armée pour résister à la douleur. Et puis aussi, malgré ce qu’il exigeait d’elle, elle avait une confiance absolue dans l’impartialité de son instituteur.

– Un ! clama Sébastien en relevant le bras, tandis qu’apparaissait une troisième raie écarlate en travers des chairs torturées.

Marie s’écrasa un peu plus durement le visage sur la table, mais pas un murmure ne sortit de sa bouche.

-Deux ! …Trois !… Quatre !… Cinq !… Et… six ! SHRIEK !

 

La martyre demeura plusieurs minutes accrochée à la table basse, pleurant abondamment sans qu’aucun sanglot ne la secouât. Elle était effectivement agitée de tremblements nerveux, mais ils résultaient de sa crispation forcenée et non des larmes qui s’écoulaient lentement, sans discontinuer, de ses yeux fixés sur le vide.

— Allons, dit Sébastien d’une voix douce. C’est terminé. Tu peux te relever… Et pour bien me prouver que tu ne m’en veux pas, je désire que tu me remercies de ce que je fais pour toi, même si cela est parfois un peu dur…

Comme l’on sort d’un rêve, Marie se redressa lentement. Elle détacha ses doigts des coins de la table comme s’ils y avaient été collés. Elle semblait épuisée.

Spontanément, elle essaya de se relever. Mais lorsqu’elle s’aperçut que son protecteur venait de s’affaler dans un fauteuil proche, elle jugea plus pratique — et peut-être plus naturel — de se traîner jusqu’à lui à genoux.

— Je… vous… remercie… Monsieur… Sébastien… du mal que vous prenez… pour moi… Je ne vous en veux pas, vous savez… Ça me fait diablement mal, mais je sais bien que ce n’est pas par méchanceté, au contraire, que…

Elle n’acheva pas sa phrase. Son visage s’affaissa sur les cuisses du jeune homme, et elle resta ainsi, abandonnée sur lui.

Il plongea sa main ouverte dans les longs cheveux bruns, et lui caressa longuement le crâne.

Sébastien baignait dans un océan de bonheur, Marie reposait sur lui, sur ses genoux, abattue par le châtiment qu’il venait de lui infliger.

Il bandait comme un carme, oui, comme un moine, dont il avait eu l’abstinence depuis un mois et demi, si l’on exceptait, bien sûr, la foudroyante branlette dont Marie l’avait gratifiée hier soir, sous la table, à quelques pas de son grand-père, mais cela s’était passé si rapidement…

Il bandait à un point qu’il n’aurait jamais cru possible et cependant cette érection le laissait serein, calme et heureux, car il savait maintenant qu’il réussirait à atteindre cette plénitude dont il rêvait avant de connaître Sylvie.

Marie n’avait pas fait un geste pour essayer de rabattre sa jupe toujours relevée sur ses reins, autour de la ceinture de son tablier. Elle n’avait même pas cherché à frictionner son gros postérieur pourtant si violemment enflammé.

Sa respiration, d’abord haletante lorsqu’elle s’était approchée de son instituteur, s’était peu à peu transformée en un mélodieux ronronnement.

Puis elle bougea soudain, essuyant sans gêne ses pleurs à la toile rugueuse du pantalon. Elle tourna la tête ensuite, pour croiser le regard de Sébastien avec tendresse.

Ses yeux, dans ce mouvement, se posèrent en tout premier lieu sur la déformation de la braguette.

  • Dans quel état vous êtes ! s’exclama-t-elle en riant à demi. Je vous en prie : j’aimerais vous soulager…
  • Eh bien, fais, Marie… lui fut-il répondu.

S’accoudant alors sur les cuisses musclées, la jeune fille entreprit de déboutonner l’ouverture gonflée. Afin de mieux atteindre ce qu’elle cherchait, elle détacha aussi la ceinture et ouvrit ainsi le pantalon depuis la taille.

Puis elle baissa largement le slip, pour le glisser jusqu’en dessous des bourses.

Sébastien put constater avec surprise, au cours de cette manoeuvre attentionnée, que les mains de Marie étaient fraîches, presque froides, en dépit de la tension engendrée par la douleur du supplice qu’elle venait de subir.

Afin qu’il fût à l’aise, elle passa ses doigts sous les couilles poilues et dégagea délicatement la peau fuyante qui les recouvrait.

Après cela, elle empoigna la verge tendue, gonflée, dont la pointe décalottée luisait d’un reflet rappelant les taches de mûres sur la peau.

Avec une lenteur infinie, respectueuse, la gamine descendit sa main au long de la hampe dont ses doigts parvenaient tout juste à faire le tour. Puis, tout aussi doucement, elle remonta, les yeux fixés sur le mandrin, la bouche légèrement entrouverte.

Elle n’eut pas besoin de répéter longtemps l’opération. Excité depuis plus d’une heure, frustré depuis plusieurs semaines, Sébastien était sur le point d’exploser et sa queue ne tarda pas à vibrer des signes avant-coureurs de l’éjaculation la plus exubérante.

Marie s’en rendit compte, et, pour ne pas être assaillie par le jet de foutre imminent, elle se déplaça un peu sur le côté. Ce fut, pour le maître d’école, le signal pour exiger un surcroît de docilité de la part de son élève.

– Puisque tu dois te marier dans peu de temps, lui dit-il d’une voix altérée par la montée de sa jouissance, tu dois apprendre à ne plus craindre d’être inondée de sperme… Après tout, c’est la meilleure douche que puisse désirer une femme, celle qui prouve à quel point elle est aimée… Sais-tu… ce que… j’aimerais… que tu fasses… maintenant ?…

-Non… dites…

La voix de la gamine était encore plus troublée que celle de Sébastien.

– C’est que tu ouvres grand la bouche, continua-t-il au bord du vertige, que tu poses tes lèvres sur le bout et que tu reçoives… Oui !… oui !… comme ça !… Oh !… Ah…

Marie avait obéi avec enthousiasme, appliquant ses lèvres sensuelles autour du gland congestionné, et c’est à peine si elle avait bougé lorsque les giclées de foutre, interminables, copieuses de tant d’érections contenues, avaient éclaboussé tout l’intérieur de sa bouche, et de sa gorge.

D’abord, Sébastien envoya un télégramme à Sylvie : ” Es-tu prête à tenir ta promesse ? ” Puis la semaine s’écoula sans autre événement important. Marie travaillait consciencieusement ses leçons d’anglais et l’instituteur dut faire preuve d’une certaine mauvaise foi pour trouver le prétexte à une nouvelle fustigation, d’ailleurs bien moins sévère que la précédente.

Il n’eut pas besoin d’exiger de sa docile élève le soulagement buccal dont il avait envie. Non seulement, les jupes encore retroussées, elle le lui octroya avec application, mais encore à deux autres reprises, c’est elle qui prit l’initiative de sucer respectueusement le “Sébastien” de son instituteur…

Les deux leçons particulières promises à Madeleine Bocard s’avérèrent mortellement ennuyeuses. Cette petite péronnelle n’arrêtait pas de minauder, de croiser les genoux, de tortiller des fesses et d’avancer un décolleté profond bien que modestement rempli.

Elle se montrait parfaitement inattentive, mais Sébastien, exaspéré, demeurait insensible à ses manoeuvres tentatrices. II ne méritait d’ailleurs aucun éloge pour résister aux provocations de Madeleine, car il songeait souvent à son autre élève, tellement plus plaisante que cette pimbêche maigrichonne, et aussi à Sylvie qui venait de répondre : ” J’arriverai quand tu voudras “.

Ces leçons données à deux filles si peu semblables et dont les familles se haïssaient par tradition, eurent aussi pour effet de favoriser les ragots. Cependant aucune rumeur, aucune phrase au café des Cassines, aucune réflexion perfide directement adressée à Sébastien, ne concernait les relations éventuellement intimes de Monsieur l’Instituteur avec ces deux privilégiées.

Les langues allaient bon train, mais elles sous-entendaient qu’il avait décidé de réconcilier les clans ennemis, ou tout au contraire, d’envenimer la querelle pour le compte d’une tierce personne, Gaston. En effet, le maire du village avait offert d’acheter le terrain d’où venait tout le mal, ceci pour le compte de la commune afin d’y installer un camping ou une piscine. On disait même qu’il avait imaginé un système complexe de compensations dont les deux familles profiteraient, mais certainement moins que Gaston lui-même…

Les esprits galopaient, mais bien loin des motivations réelles de Sébastien.

Comme il s’y attendait, il rencontra deux fois la mère de Marie durant cette semaine et, aux deux fois, cette brave dame lui demanda quand est-ce qu’il consentirait enfin à amener sa ” fiancée ” de la ville. Et comme d’autres personnes étaient présentes, le bruit se répandit dans la journée, selon lequel l’instituteur, ce vilain cachottier, avait l’intention de marier une fille de la ville.

Malgré ses espoirs, Sébastien n’était pas certain de la réaction de Sylvie : si l’infidèle le trahissait une nouvelle fois, il trouverait autre chose.

Madeleine Bocard, déçue du peu d’effet de ses avances, témoin des rêveries languides de l’instituteur, lui posa plusieurs questions précises au sujet de l’identité de cette mystérieuse fiancée. Il ne répondit pas, se protégeant derrière une attitude magistrale.

Se doutait-elle de quelque chose ? Se rendait-elle compte qu’il était fort loin de manifester à l’égard de Marie l’indifférence qu’il lui témoignait? Cela paraissait peu probable. Madeleine, parfaitement endoctrinée par ses parents, ne pouvait concevoir que Marie fût au moins aussi désirable que n’importe quelle autre fille…

Mais la révélation de l’existence d’une fiancée lointaine fut la source imprévue d’une série de questions de la part de Marie.

  • C’est vrai ce que ma mère raconte, que vous fréquentez une fille à la ville et que vous allez l’épouser ?

Elle disait cela avec une sorte de tristesse dans la voix, et cette amertume atténuait la relative insolence de la question.

  • Pourquoi me demandes-tu ça ?
  • Si… Si vous épousez une fille de la ville, c’est que vous allez partir de Saint-Bayafe… Elle ne voudra jamais venir s’enterrer dans ce trou…
  • Cela dépend… répondit Sébastien. On ne peut pas savoir… Quoi qu’il en soit, si tu vas vivre en Angleterre bientôt, quelle importance cela a-t-il pour toi ?
  • En Angleterre, en Angleterre, c’est vite dit ! Je n’y suis pas encore… Et tant que je reste ici, il n’y a que vous à qui je puisse faire confiance…
  • Allons, un peu de courage, Marie !… Je fais mon possible pour t’aider et tu verras que tout cela s’arrangera… Quoi qu’il arrive, je ne te laisserai pas tomber…

Marie le regarda avec un sourire misérable et anxieux. Brusquement, elle n’osait plus y croire.

  • Oui, je sais… C’est toujours ce qu’on dit… Mais si vous devez vous marier bientôt…
  • Je n’ai jamais rien dit de tel… Et puis, dis donc, n’est-ce pas une scène de jalousie que tu es en train de me faire maintenant, avec ta petite frimousse attristée ?… Eh bien ! tu ne vas pas bouder, tout de même ?

— Je ne boude pas. J’ai peur, c’est tout !

Au début de la semaine suivante, Sébastien reçut une lettre d’Angleterre. Les craintes de Marie ne semblaient pas fondées. Les parents de Peter annonçaient leur intention de venir à Saint-Bayafe dès qu’ils le pourraient afin de démêler cette situation. Toutefois, il était clair que le fait que Marie ne fût pas enceinte atténuait l’urgence de ce voyage. Contrairement à la grossesse, l’amour pouvait attendre ! Du moins était-ce l’avis des parents, car Marie se montra fort déçue.

  • Ce n’est pas une très bonne idée, de débarquer comme ça, brutalement, s’ils n’ont pas l’intention de me remmener avec eux, déclara-t-elle d’un ton boudeur.
  • Et pourquoi ? Il est normal que ce soient les parents de Peter qui viennent d’abord discuter avec les tiens…
  • Peut-être… Mais il n’empêche que, lorsqu’ils seront repartis, qu’est-ce que je vais entendre à la maison !… Et Peter, il ne m’a pas écrit ?

— Je n’ai rien reçu d’autre. Il aura peut-être préféré t’écrire séparément.

– Peut-être, répéta rêveusement Marie.

La leçon qui suivit n’était pas particulièrement difficile, mais la gamine rêvassait. Sébastien la reprit d’abord avec indulgence, puis, comme elle ne semblait faire aucun effort pour se concentrer sur son travail, il se fâcha.

— Si tu n’es pas plus attentive, je vais devoir employer la baguette…

  • Vous croyez que Peter et moi, on arrivera à se marier ? lui demanda-t-elle alors en lui saisissant le bras.
  • Il me semble que tout va pour le mieux, mais il faut que tu sois patiente : le mariage est une chose sérieuse qui ne peut pas se décider du jour au lendemain… Revenons à la leçon !

Marie essaya de faire attention durant quelques minutes, puis elle s’absorba de nouveau dans ses pensées inquiètes.

– Je comprends que tu sois déçue de ne pas avoir de lettre de Peter, ou au moins un mot de lui sur la lettre de ses parents, mais ce n’est pas une raison suffisante pour être aussi peu attentive. Si tu doutes déjà de tes espoirs, ce n’est même pas la peine de chercher à apprendre l’anglais, et tu peux partir, si tu veux… Mais si tu as confiance en Peter, alors tu te dois de continuer, et je me dois de te battre comme je te l’ai promis ! Va chercher la baguette !

Marie leva piteusement les yeux vers son instituteur. Puis elle avala sa salive et quitta sa chaise sans un mot pour aller dans la classe chercher la verge fatidique. Mais elle s’arrêta brusquement au moment de sortir du bureau.

  • Monsieur Sébastien… commença-t-elle d’une petite voix timide.
  • Oui, qu’y a-t-il ?
  • Je suis contente, vous savez, quand je peux vous faire plaisir, vraiment plaisir avec ma main ou avec ma… bouche…
  • Oui. Et alors ? Je t’ai déjà dit que cela n’a rien à voir avec tes punitions. Alors va chercher la baguette…

Au lieu d’obéir, elle s’approcha lentement de lui, les mains réunies devant elle, sur son ventre.

– Oui, je sais bien… Je sais bien ce que c’est que d’être loin de son partenaire, et je voudrais vous faire vraiment plaisir… pour de vrai ! Elle vous manque, n’est-ce pas, votre fiancée ?

Sébastien faillit la faire taire mais il était curieux de savoir ce qu’elle tentait de lui dire.

– Oui, ma fiancée me manque, mais pas comme tu pourrais le croire. Vois-tu, c’est ta mère qui voulait à tout prix me faire dire que je cachais une promise en ville, mais en vérité, je ne sais pas encore si je la reverrai…

Le visage de la gamine s’illumina.

– Mais alors, vous avez menti juste pour moi, à cause de tout ce mal que je vous donne !

Dans un élan enfantin, elle lui sauta soudain au cou et l’embrassa sur les deux joues. Elle s’abandonna pendant une seconde sur son épaule, puis elle se redressa tout aussi brusquement et commença à enrouler un morceau de son tablier autour de son doigt.

  • Alors, justement ! Il faut que je vous fasse plaisir pour de vrai !… Seulement, je voudrais être fidèle à Peter aussi, vous comprenez, parce que je crois que vous avez raison : il va sans doute m’écrire bientôt…
  • Écoute, Marie, je comprends parfaitement que tu veuilles lui rester fidèle, et je t’assure que tu t’y prends très bien avec ta bouche. Je serais très difficile si je ne me satisfaisais pas de tes baisers… gourmands !

Marie haussa les épaules.

  • Oh, allez ! je sais bien, moi !… Ce n’est pas pareil… Dites-moi, Monsieur Sébastien, je voudrais vous poser une question indiscrète…
  • Oui, eh bien, dépêche-toi ! Cela ne t’évitera pas d’être punie, tu sais.
  • Oui. Je… Est-ce que vous auriez envie de coucher avec moi ? Oui, bien sûr, je suis idiote. Vous aimeriez, et je veux vous satisfaire de mon mieux et je ne veux pas tromper Peter, donc… Mais, enfin, Sébastien, vous allez comprendre, oui ou non ?

Elle venait de crisper sa main sur la poitrine du jeune homme, formant un bourrelet avec le tricot, et elle le secouait avec fureur, rageusement.

Sébastien ne comprenait pas, ou plutôt, il n’osait choisir, parmi une foule de possibilités, celle à laquelle songeait son élève : en se trompant, il pouvait la choquer profondément.

– Monsieur Sébastien !… B’en dis donc, on n’est pas si dégourdi que ça, à la ville !… Par la nature, j’y tiens vraiment pas, par devant, si vous préférez… Mais par derrière, ça m’est égal ! Dans le bâcloir, vous y êtes ? Le fignard, quoi !… Le trou du cul !

Marie hurlait, et pourtant son regard luisait de la même candeur limpide que d’habitude. Elle paraissait seulement affligée par la bêtise de son instituteur.

Un instant stupéfait par cette proposition explicite, Sébastien se ressaisit rapidement.

  • Tu voudrais, tu aimerais vraiment que je le fasse avec toi, de cette manière ?
  • Oui. Est-ce que ça vous plairait ? demanda la gamine d’un ton résolu.
  • Cela me plairait, en effet. Mais pour l’instant, je t’ai promis la baguette, et tu l’auras d’abord. Nous verrons bien ensuite si tu en as encore envie ! Je te battrai, mais je te laisserai choisir pour cela, car je ne suis pas sûr que tu y trouverais le même plaisir que moi…
  • Peut-être pas le même… Les plaisirs ne se ressemblent jamais, même s’ils ont l’air identiques… Mais je vous certifie… c’est délicat à dire, vous comprenez, mais vous pouvez me croire… Si vous aimez, j’aimerai aussi !
  • Nous verrons. La baguette ! ordonna Sébastien avec un entêtement fort semblable à celui de son élève.

Il la regarda s’éloigner. Surprenante Marie ! Ses fesses se balançaient harmonieusement sous sa jupe collée d’être longtemps restée assise. Il allait les dénuder, savourer chaque instant et meurtrir la chair tendre, au coeur de laquelle se nichait le mystère qu’il n’avait encore jamais contemplé, tellement la raie était profonde…

Que signifiait cette requête ? Marie avait-elle espéré s’épargner un châtiment douloureux en lui offrant la volupté de son majestueux postérieur ? Agissait-elle ainsi pour le séduire, voire lui faire oublier sa ” fiancée ” dont elle semblait si curieuse et un peu jalouse ? Que ferait-il si elle revenait sur son offre ? Il avait promis de lui laisser le choix, et il tiendrait sa promesse, il se contenterait de sa bouche, elle suçait si bien…

Marie était devenue muette lorsqu’elle revint dans le bureau, tenant la longue baguette par sa plus fine extrémité, comme si la saisir par la partie servant ordinairement de poignée eût constitué un sacrilège qu’elle ne voulait pas commettre. Ce fut ainsi qu’elle la tendit à Sébastien, d’une main frémissante.

– Aujourd’hui, je me suis montré très indulgent, je t’ai avertie plusieurs fois et tu n’as pas écouté. Tu vas donc recevoir dix coups de baguette, et je suis sûr que cela te rendra plus attentive…

Marie leva ses grands yeux bruns déjà remplis de larmes.

  • Oh, non, Monsieur Sébastien, je vous en supplie ! Pas dix ! pas autant !… Ça fait trop mal…
  • Tourne-toi !

Toujours assis sur sa chaise, Sébastien releva la robe de Marie et la roula soigneusement autour de sa ceinture, tandis que son regard s’appesantissait sur les globes pâles et soyeux, mal cachés par la petite culotte de coton.

Il abaissa ensuite cet ultime ornement, et sa main s’attarda pendant une seconde sur la peau tiède et douce. Puis il fit glisser la culotte jusqu’aux chevilles de Marie. Celle-ci inspira profondément, sans doute pour étouffer un soupir de découragement, puis elle souleva le pied droit, pour enjamber sa culotte.

– Non. non, intervint Sébastien, tu gardes ta culotte autour de tes chevilles ! Et maintenant, tu vas d’abord faire de la place sur la table, puis tu t’installeras comme l’autre fois…

Les yeux baissés, la gamine commença par obéir. À petits pas grotesques, elle entassa livres et cahiers sous le regard faussement distant de son instituteur. Elle s’interrompit brusquement et se retourna à demi pour parler, mais elle changea d’idée et acheva sa tâche en soupirant.

— Eh bien, dépêche-toi, au lieu de soupirer ! Plus vite tu seras prête, plus vite tu seras débarrassée…

– Monsieur Sébastien, s’il vous plaît… Est-ce que vous ne pourriez pas… Je ne supporterai pas dix coups… Vous pourriez partager, me donner les cinq autres demain…

-C’est exclu !

Le spectacle de son élève retroussée, misérable, suppliante, fendait le coeur de Sébastien. Mais en même temps, ce spectacle lui donnait une érection qu’aucun attendrissement aurait pu infléchir. D’ailleurs, accepter la proposition de Marie aurait été lui rendre un bien mauvais service : il serait donc à la hauteur de la mission qu’il s’était donnée, il ne faiblirait pas !

Marie se mit à sangloter doucement. La table était nue, et elle s’apprêtait à se pencher lorsqu’elle se releva et se tourna timidement vers le jeune homme.

– Si vous ne voulez pas partager… je voudrais… j’aimerais… est-ce que vous accepteriez de m’attacher les mains ?

Les joues empourprées, elle tendit ses poignets en avant comme une coupable résignée.

Sébastien ne put s’empêcher de sourire de cette supplique émouvante, ce qui fit encore rougir davantage la gamine. Il dénoua sa cravate.

– Merci, Monsieur Sébastien…

. – Non. Pas comme ça. Tourne-toi.

Il lui ligota les poignets dans le dos, juste au-dessus de son généreux postérieur rebondi, puis il la poussa jusqu’à la table. Elle faillit trébucher à cause de sa culotte qui lui entravait toujours les chevilles

Sébastien se campa ensuite derrière la fautive. Il posa la baguette à l’endroit qu’il allait viser, pour mieux ajuster son coup. La peau tendre et blême frémit aussitôt.

— Ne te crispe pas… !

La baguette siffla puis s’aplatit en travers des hémisphères tendus. Tout le corps de la gamine frissonna, ses bras essayèrent en vain de s’élever en l’air, et la cravate lui meurtrit les poignets. Elle grinça des dents.

Malgré son courage, le quatrième coup lui arracha un hurlement: Elle cria moins fort par la suite mais ne cessa plus de grogner et de mugir entre chaque coup.

Sébastien ne se pressa pas. Sans pousser la cruauté jusqu’à lui faire attendre chaque coup, il la fouetta avec lenteur et s’octroya le plaisir d’observer attentivement toutes les réactions des fesses torturées. Il les vit s’ouvrir, se crisper, bondir, s’épanouir, se gonfler de balafres toujours interrompues en leur milieu par la dépression moelleuse.

Les flancs extérieurs des fesses ainsi que la vallée médiane furent les dernières surfaces à rougir : la baguette ne les atteignait pas, et leur embrasement s’opérait par propagation.

Pourtant, aussi bondissantes et désordonnées qu’aient pu être les agitations de Marie, il ne réussit qu’à deviner une longue tache brune au coeur de la raie, légèrement plus sombre à l’endroit de l’anus. Sa pine eut un nouveau sursaut. Il laisserait le choix à Marie, ainsi qu’il lui avait promis, mais il se languissait d’explorer l’endroit dans lequel elle l’avait si gentiment invité.

– Et dix ! Tu peux te relever maintenant.

Marie sanglotait violemment, et elle trépignait avec nervosité en grognant. Sébastien se fit la réflexion que sa bouche brûlante de pleurs devait être également un réceptacle fort agréable pour ses débordements lubriques. Riant de son propre cynisme, il décida qu’elle pouvait rester ainsi allongée sur la table, quoi qu’il lui fasse ensuite.

  • Eh bien ? J’attends. Je t’ai demandé quelque chose déjà, lors de ta première fouettée…
  • Merci, Monsieur Sébastien, balbutia-t-elle au milieu de ses larmes.
  • Très bien. Et maintenant, veux-tu toujours que je t’encule ?
  • Oui, dit-elle simplement. Sa voix était voilée, mais Sébastien se demandait si cela venait des cris qui lui avaient déchiré la gorge, ou bien s’il n’y avait pas quelque sensualité cachée..Oui. oh oui ! Baisez-moi, je vous en prie… Comme je vous ai dit. Dépêchez-vous… Ce n’est pas la peine de me détacher les mains !…

Le jeune homme ne lui avait pas proposé cette délivrance, mais il fut enchanté qu’elle y renonçât d’elle-même. Déjà débraguetté, précédé de sa verge gonflée, il posa une main sur chacune des fesses incendiées.

La peau flagellée n’avait rien perdu de sa douceur. Seuls des reliefs nouveaux témoignaient au toucher de l’horreur dont elle venait d’être victime. Empoignant les globes de chair brûlante, il les écarta largement et découvrit enfin l’étoile brune qui semblait clignoter d’impatience.

Il pensa d’abord que cette agitation spasmodique résultait des sanglots qui secouaient encore Marie, mais sa main effleura, par une feinte inadvertance, les lèvres du sexe qui palpitait aussi, et l’humidité de ce lieu modifia son opinion.

Décidant de mettre à profit ce que lui offrait la nature bouillonnante de son élève, il commença donc par frotter sa pine contre la vulve moite.

Marie gigota un peu mais ne protesta pas. Puis, lorsqu’il estima que son gland était assez poisseux, il remonta dans la vallée et s’engouffra de toutes ses forces dans le cratère.

— Aaaah !

Ce n’était pas un râle de douleur. Autour de sa verge, après s’être laissé distendre passivement, le trou du cul se remit à clignoter avec vigueur, tandis que son gland atteignait le repli de l’intestin.

Sébastien commença à limer, donnant des coups de reins puissants, et il ne fut qu’à demi étonné lorsque Marie, les bras toujours tendus jusqu’à ses poignets entravés, se mit à répondre par des mouvements inverses à sa pénétration.

– Oh… han… han… oui… oh ! oh !… Ooooh !

Marie atteignit très vite un bonheur évident : ses râles et ses cris ne pouvaient laisser aucun doute sur ce point, tandis que son sphincter palpitait avec une fermeté onctueuse autour de la queue gonflée de son instituteur. Celui-ci ne tarda pas à trouver l’extase, et il ne put s’empêcher de ressentir une jalousie amère en songeant au bonheur que connaîtrait Peter avec une si merveilleuse épouse.

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